J’ai des mots à la lisière de la bouche, Tout près, Prêts à prendre l’envol transatlantique ; Des mots pour faire tomber trait entre frontières et pensées. J’ai envie de connaître, envie de vous connaître Vous, étrangers et frères de voix, Frères de mots Envie de me connaître et de donner au papier Un peu de noir, les blues, Envie de passer une nuit blanche de pages et de lignes. Je francise pour que franchisse de mes lèvres mon âme Jusqu’au flot de sons Jusqu’à Mère Patrie et marées étrangères. J’articule ma fierté mon Québec Pour te rencontrer aux portes des mots, Comme partie en long voyage pour te retrouver, Toi nouveau, toi connu, toi reconnu, Frère de mots.
Marie-Hélène Constant Cégep de l’Outaouais Gatineau (Canada)
Une histoire gravée sur le papier Simples personnages, à jamais encrés Le poète les a abandonnés Ils attendent depuis toujours qu’on vienne les sauver Le coup de plume qui pourra les ranimer. L’écrivain indigne n’est plus parmi eux Il les laissa là , sur le brouillon crasseux Il les fit espérer et rêver d’être heureux. Il partit un jour, pour un monde bien mieux Et le papier, seul, se fait de plus en plus vieux. Solitaires êtres de rime sans vie Dans leur monde, pas un seul bruit Même pas le son de l’horloge, qui tourne et qui rit Ces hommes s’oublient, dans le fond de la nuit Et doucement, dehors, tombe la pluie.
Raphaëlle de Mazarin Lycée Alexandre-Dumas Saint-Cloud (92)
Au détour d’un boulevard à l’aube d’un violon désaccordé Rime une vie façon chocolat noir Trempée dans un vieux café. Il s’en suit la mélodie funeste De la partie de billard entamée Laissée pour comble au milieu d’un salon modeste Où se pelotonne un chat âgé. La fumée se fait aveuglante La nuit tourne au mélodrame Elle fait des confessions blessantes Mais ne l’appelez pas Madame. Elle perd des mots Qu’elle débite à la vitesse d’un train C’est le vécu d’un tableau Eparpillé sur des pavés humains. Un tout qui déambule machinalement Dans une allée d’idées confuses Abysses qui meurent tendrement Dans un quartier qui reflétait sa muse. La nuit n’a pas oublié son éternel chemin Elle laisse un jour rependre sa place Casse le violon du lendemain Et emporte la mélancolique masse.
Valériane Holley Lycée Les Sapins Coutances (50)
Toucher la vie Sentir sur mes joues le vent froid me frôler Regarder au loin le soleil se coucher Toucher de ma main l’eau tiède d’un étang Toucher de mon cœur cette vie que j’aime tant. Le monde est un cadeau Chaque brin d’herbe en témoigne Le monde est tellement beau Mais chaque jour m’en éloigne. Dans ce monde où l’on ne peut vivre Que dans une rapidité ivre Dans ce monde où chacun Naît, vit et meurt En ayant pour seul bien La satisfaction de chaque heure. Je veux passer ce temps Non pas comme tous ces gens Seule, en me lamentant Mais je veux rêver, Rêver de beauté, rêver d’éternité Je veux voyager, prier, chanter. Je veux vivre avec le vent Car je veux être sûre De ne rien regretter en mourant. Toucher de ma main l’eau tiède d’un étang Toucher de mon cœur cette vie que j’aime tant.
Arielle Le Boulicaut Lycée Sacré-Cœur Angers (49)
Bestiaire en folie Le chat a vu un oiseau mauve qui fume dans l’arbre. Le chien assis sur la moto aboie comme un petit fou. La fourmi boit du thé vert devant le journal télé. Et moi je cueille une rose blanche pour mon poisson. Le cochon-dinde se prend pour une star dans sa salle de bain. Le boa fait trente tours à patte autour de sa maison. La tortue a peur des coins sombres au fond du sauna. Et moi je tricote des riens pour mon araignée. Le mouton va chez le coiffeur pour son brushing quotidien. Le jeune coq joue au foot avec des béquilles. La lapine boit comme un pompier pour noyer sa connerie. Et moi je révise mes cours avec le vieux cheval hongrois....
Floriane Costes Lycée Paul-Béchet Cluses (74)
Les Compagnons Ils marchent côte à côte le long des chemins de poussière Dans un silence tel que même la nuit s’endort Et leurs pas ne laissent de traces que si l’on y croit. Ils ne sont que deux ou peut-être qu’ils sont dix Et traînent leurs carcasses à travers les horizons En nomades de la vie, vagabonds du destin Leur maison c’est les autres, ils s’y logent et s’en vont Remplissent leurs poches de rires qui résonnent ailleurs Et regagnent leur errance un peu plus riches encore. Ils s’arrêtent parfois, se noient au coin d’un feu Fument plus que de raison et boivent à la perdre Un verre pour toutes ces femmes qu’on ne verra jamais Un autre pour ces hommes qu’on ne voit déjà plus. L’un d’eux sort une guitare et elle se joue de lui Et ils chantent, gitans, comme la vie s’en va Un autre se lève, si grand qu’il éclipse la lune Et pisse sur le feu pour réveiller la nuit. Alors ils s’endorment, comme pour mieux se rejoindre Au creux d’un rêve, au détour d’un espoir Quitte à se perdre, autant se perdre ensemble Car tout n’est que du vent si l’on souffle assez fort. Puis ils reprennent la route, ivres d’incertitude Avides de lendemains qui se foutent des promesses En traînant leurs carcasses comme dansent les squelettes Eux, les marchands de rêve qui enfantent la vie.
Valentin Novi Université Louis-Pasteur Strasbourg (67)
Nomade Dans ma tête j’ai des rues qui sillonnent Loin là -bas paysages nomades oubliés De multiples maisons qui m’ont vu devenir Vagabonde malgré moi Furibonde malgré moi Guerrière malgré moi Brillante, abrutie puis confuse malgré moi Loin là -bas paysages transformés inoubliables De multiples maisons qui m’ont vu devenir Sédentaire malgré moi Complaisante malgré moi Abattue malgré moi Aveugle, lucide puis convaincue malgré moi Dans ma tête ces centaines de chemins dédalent Grand labyrinthe de carrefours indécents Aux yeux offusqués de la Raison Aventure immense aux gigantesques horizons inconnus Grand voyage d’équilibriste passionnée d’insensé Délicat débordement de l’esprit éperdu de connaissances Où les courbes de la route, parfois douces et D’autres fois lacérant la virginité de mes pieds curieux Me touchent depuis toujours avec plus d’amour et de vérité Que tous les amants au toucher savant Que j’ai pu connaître, quelques fois le soir.
Carine Jade Valleau Université de Montréal Montréal (Canada)
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Au son plaintif d’une guitare Et au rythme régulier De mon tam-tam intérieur âme vidée Devant ce papier blanc Je me rappelle à travers ces lignes tracées Tachées de fausses notes Je ferai en sorte Qu’elles ne puissent durer Qu’un ton le temps t’emporte Je te rappelle Cette partition Où galope ma voix C’est mon cri sur cet air Mon écrit sur cette terre Une lame fend l’air Un silence Car c’était naguère que papa chantait Au rythme régulier Du tam-tam de sa vie en portée
Mickaël Truong Huu Kha Lycée Marie-François-Sadi-Carnot Diégo-Suarez (Madagascar)
Mange-moi à tort ou à raison, j’aimerais être mangée. Mangée par tes lèvres, par ta langue. Te faire découvrir toutes les saveurs... Caresse mes cheveux, boucles amères de chocolat. Colle‑toi à ma peau, caramel fondant. L’attraction est trop forte : embrasse-moi ! Goût de fraise sur la bouche. Dévore-moi des yeux ; les miens pétillent à ta vue. Liqueur dorée des amoureux. Liaison de nos deux cœurs : nougatine. Viens vite les croquer. Frôle mes joues sucrées et descends, mords‑moi... Mon cou est au supplice. Tu goûtes ma peau, si fragile, si palpitante... Bonbon acidulé. Arrache donc le papier, lèche, griffe... Le sang grenadine vient perler. Savoure-les donc sur ma poitrine offerte, pommes d’amour pour un enfant trop gâté. Laissons-nous à présent choir sur le sol. Mes jambes de marmelade n’en peuvent plus porter. Examine mon ventre, crème brûlée. Inspecte chaque parcelle, grain de beauté, éclat de noisette, pépite de chocolat et autres gourmandises. Zéro défaut pour la plus douce des friandises. Et maintenant ? Vas‑tu te risquer, continuer ton voyage vers des terres inconnues aux saveurs épicées ? Descendre un peu plus loin, découvrir un monde encore inexploré ? Je suis un dessert encore secret de toi. Viens, déguste-moi !
Chloé Loriette Lycée Fénelon Clermont-Ferrand (63)
Mon ami qui part Mon ami, je t’ai planté comme une rose Je l’ai arrosée par la colère du défi et de la nostalgie Si je pouvais te débarrasser mon ami des volcans des larmes Mon ami, les rêves ne grandiront pas Ne seront jamais réels La joie ne fleurira pas dans mon cœur, les yeux ne dormiront pas J’adore ton ombre venant de la nuit triste Mon cœur continue à battre des lettres de ton nom Tu resteras sa musique Je ne l’oublierai jamais Si tu pars de notre vie Mes larmes vont couler Sur nos souvenirs et nos souhaits Mon cœur se plaint de douleur Fatigué de notre séparation, mon ami Mais je vais vivre malgré le chagrin Malgré les larmes Malgré les peines Je vais allumer les bougies Je vais allumer la lampe Sur les ruines de ma peine et mon malheur.
Rime Abou Hassira Lycée Mustafa-Hafez Gaza (Territoires Palestiniens)
Quand je touche ses paupières Etanches elles respirent L’espace infini de son sommeil clos. Et derrière ses yeux qu’on devine ouverts Derrière, Des milliers de chemins s’ouvrent Comme un labyrinthe à ciel ouvert à œil ouvert, à sommeil clos Les chemins ne vont jamais de la même façon Au même endroit. Un olivier sur le bord De la grande route de ces milles routes De la grande route de l’invitation Un grand soleil Qui est partout et qu’on ne voit pas. Un halo de poussière solaire Autour de mes orteils. Mon grand voyage commence Par mon petit pas sur la grande route. La grande route N’effraie pas Le halo de poussière Autour de mes orteils. Je m’en vais d’un pas certain sur la grande route de tes chemins.
Magdalena Borakiewicz Lycée français de Tananarive Tananarive (Madagascar)
Ku Klux Klandestin Ma mère derrière La mer devant La barque amère Ma folie dedans Vagues s’élevant Agitées et saoules Comme d’affreuses cagoules Affolées par le vent Je hais les noirs Ils ont blanchi les blancs Pirogue aliénée Espoirs tanguant Souvenir putrescent De la terre abandonnée Mourir noyé, vivre chez moi C’est si pareil, si choquant Fier de mon âme que la mer boit D’autres verront Perpignan Je hais les blancs Ils ont noirci les noirs Ma mère derrière La mer devant La barque amère Et ma folie dedans Ô Paris, fais-moi une risette !
Djiba Véronique Barry Lycée « Les leaders » Dapaong (Togo)
Parlez-moi du monde Parle-lui du monde et des richesses dédaignées Parle-lui de cette belle Arabe et de son voile envolé Par un soir de vent furieux Et de son rire et de ses hanches qui épousaient la houle Dans ses bras nus sur la plage de Palestine Comme au bastingage d’un navire toujours en partance Parle-lui du soleil de midi De cette chaleur jaune Du poids de la lumière et de la vie Parle-lui d’amour et de passion Et d’indifférence Montre-lui ce que peut être la force Parle-lui des hommes qui sont morts Et montre-lui le sang sur tes mains Apprends-lui à danser Dis-lui les nuits en terre sainte Dis-lui les étoiles et la haine Les étoiles et les flammes qui s’attachent aux vieilles pierres Apprends-lui la couleur de l’innocence et dans sa main Dépose un sabre Et sur un cheval toujours au galop Parle-lui de ce pays Dont on ne revient pas Parle-lui du sable Et du vent qui avalent les hommes Parle-lui de ces endroits où l’on peut mourir enfin sans laisser de traces Parle-lui de ce monde Car je l’y attends déjà Enfant pauvre et capricieux Amoureux et meurtrier comme les autres
Loïc Bertrand Lycée Henri IV Paris (75)
Un Zapata palestinien Elle naquit un soir d’été Dans un bordel à New Delhi Parlait slovène et portugais Et voulait vivre en plein Paris Disait souvent que tous les pays Seraient un jour un peu les siens Lorsque son père au paradis Aurait buté tous les saints Elle lisait Le Monde Diplomatique, ça va de soi Et voulait faire politologue En Bolivie, ça va de soi Elle avait lu Lénine De Gaulle et même BHL Portait juste un vieux jean Un débardeur à dentelles Elle vit toujours en Argentine En plein cœur de Bucarest Et tire un peu la grise mine Quand elle voit ce qu’il en reste Rêvant parfois de Guevara Pour lui donner un coup de main Corée du nord, Guatemala Un Zapata palestinien.
Mickael Idrac Ecole Supérieure de Commerce Pau Pau (64)
Distance Je marche sur un fil, Le fil de l’indolence, Mon cœur empli d’exil Et mes pas de distance, Confiants. Le matin Me couvre d’un manteau Et me prend par la main, Car je suis à nouveau Enfant. A l’horizon Se dessine le rêve Et dans l’azur profond, L’espérance s’élève Doucement. Mon esprit, Libéré de ses chaînes, Retrouve l’harmonie Et l’allégresse reine.
Nathaniel Hiroz Gymnase cantonal de Beaulieu Lausanne (Suisse)
Une Rose dans un marécage. L’histoire est triste. C’est une histoire sombre. L’histoire de la nuit que la lune n’éclaire jamais, l’histoire du jour d’éclipse, l’histoire du papillon qui n’a pas d’ailes, l’histoire du moi qui n’a pas de sens. Ou n’en a-t-elle qu’un seul ? L’histoire de ce sens que l’on ne croit nommer que par le cœur. L’histoire de ce sens découvert. Un sens dénudé. Un sens où le nu n’a pas honte. Où la pudeur n’existe pas. Un sens où seul le battement permet l’histoire. L’histoire d’un sens triste. Mais épanoui. L’histoire d’une histoire vicieuse. L’histoire d’un envol sans atterrissage, d’un départ sans retour, d’un espoir perdu, l’histoire d’une flamme éteinte, d’une lumière lointaine. L’histoire est morte. C’est une histoire sans corps. L’histoire de l’âme, celle que nous avons tous une fois vue. L’histoire de l’innocence... L’histoire de l’âme est une histoire qui s’estompe. L’âme existe de moins en moins. Et l’histoire est de plus en plus proche. C’est nous qui nous en éloignons. C’est nous qui la quittons. L’histoire est là . Elle n’attend que l’âme. Et l’âme disparaît. L’âme n’est pas toujours présente. Elle est malade. Les hommes n’ont pas su la guérir. L’âme est faible. Il ne faut pas avoir d’âme sur terre. Un cœur suffit. L’âme est une maladie incurable. C’est une rose dans un marécage. Elle est assassinée. Etouffée. Et seul un corps suffit. Et un cœur peut‑être. Ce cœur qui est peut-être contrefaçon de l’âme. C’est une rose dans un marécage.
Sarah Harnafi Lycée René-Descartes Rabat (Maroc)
Dans l’ellipse de nos cinémas gribouillés Je bouscule des phrases qui n’intiment pas quelque amour Des phrases nérudiennes Qui charrient le facto à l’hospice Mes pieds naviguent sur l’eau Entre le monde et toi Au mitan de mon épopée Valparaiso je la hais d’amour Tu ne me laisses pas choisir Dans mon sac de voyage Imprudemment traîne peut-être encore Un billet-retour Destination : Ta piste grande ouverte Mais par audace ou lâcheté Ou pour permettre un manque Potentiellement poétique Je me réclame du Pacifique Et je m’offre le monde Un billet déchiré Je te choisis en mille Parmi toutes les autres Terres d’accueil D’écumes et d’écueils
Charles-Éric Blais-Poulin Collège de Maisonneuve Montréal (Canada)
Tais-toi. Reste silencieux, je t’en prie ; laisse-moi imaginer, laisse-moi me tromper, me noyer dans de beaux mensonges morbides de ma fantaisie enflammée, laisse-moi me faire mal moi-même. Avale tes mots, ils te trahissent ; leurs fausses notes déchirent les cordes déjà tendues de mes nerfs. Caresse mes doigts nerveux, imite la tranquillité ; bluffe et laisse-moi imiter la confiance. Tu me feras mal bientôt. En attendant, je graverai dans ma mémoire tes grains de beauté tellement familiers, tellement douloureux... Ne bouge pas. Reste encore ce dieu qui m’aime pour quelques instants, avant de devenir le monstre qui hantera mes nuits enfumées. Attends encore ; l’ignorance prétendue fait glisser déjà autour de mon cou la corde qui pendra notre amour ; ce ne sera pas de ta faute : mais tais-toi seulement, ne dis pas, ne me dis pas... Une goutte de sang coule de ma lèvre mordue ; doucement, doucement. J’ignore cette mèche de cheveux étrangers, cette bride qui t’éloigne de moi et te mène là où se mêlent désir et remords ; j’ignore le visage de l’infidélité ; j’enterre mes soupçons et dresse un immuable mur d’adoration contre lequel se brisent toutes les preuves de ton atrocité. Je ne sais pas que ton amour est dissout déjà dans une pitié difforme et égoïste et m’a fui à jamais. Mon pauvre lâche, je partirai moi-même.
Katerina Ivanova Lycée français de Prague Prague (République Tchèque)
J’ai un trou Maman, maman j’ai un trou des trous partout !! Maman, maman qu’est-ce qu’on fait quand on a des trous ? maman, maman tout est devenu noir !! Un boum dans mon cœur, ma tête et mon âme... Maman, maman ça fait si mal... qu’est-ce qu’on fait quand on a mal ? Je marchais dans la rue, regardant le ciel... J’avais enfin oublié mon chagrin et l’artificiel... Et tout à coup tout est devenu noir... un boum dans mon cœur, ma tête et mon âme... Maman, maman j’ai entendu trois « boum » un boum dans mon cœur, ma tête et mon âme... Maman, maman ça fait si mal, j’ai trois trous dans mon corps... Un boum dans mon cœur, ma tête et mon âme...
Sarah Zaafrani Lycée Pierre-Mendès-France Tunis (Tunisie)
Rimb en O Tu as la fesse ferme vil coquin, Des jambes trop grandes, trop marché furibond, Fugues, cours et ris vilain ! Semelles de vent et pattes en rond. Absinthe ! Absinthe ! Encore un verre ! H, Hasch, Haschich et ventre à terre ! Tout nu, tout nu dans les bois Mon beau salaud au blanc minois. Sodomie, crapote et ris, Dans les rues de Londres ou sur les docks, Tu mènes la danse et tu souris Quand Verlaine voudrait te voir en cloque. Pan ! T’es mort, plutôt ta main Viser c’est dur quand on est plein ! Pleure, pleure le dégarni, Tu ne vaux rien de plus que ta poésie.
Pauline Manouvrier Lycée Louis-Blaringhem Béthune (62)
Autre, étranger, étrange, une personne étrange, personne, rien, néant, infini, lointain, souvenir, sentiments, péché, luxure, gourmandise, paresse, colère, Jalousie, envie, oubli, oublié, souvenir, inverse, opposé, ou tout simplement différent, changement, nouveau, inconnu, bientôt connu, horizon, avenir, futur, continuité, vie, univers, espace, immense, perdu, embrouillé, œufs brouillés, manger, boire, envies, gourmandise, besoin, exception, occasion, date, imprévu, prévu, quotidien, matin, midi, soir, nuit, jour, journée, souvenir, images, son, goût, senteur, cinq sens, sens, aucun sens, signification, réponse, question, idées, opinion, différent, Autre.
Carolyne Croizier Lycée Presles Cusset (03)